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Costumes

EVOLUTION DU COSTUME POURLET


Quelques dates :

1789/1800 :Révolution Française, diversification des costumes selon les terroirs, utilisation de nouveaux tissus et des couleurs.
Guerre 1870 : adoption générale du noir pour les vêtements, diminution des coiffes en dentelle (Pays Pourlet).
Guerre 1914/18 : début de l’abandon du costume pour les hommes, différenciation très importante des coiffes et des costumes femmes.
Guerre 1939/45 : abandon progressif du costume.




Si on revient au XVIIIème siècle dans les campagnes, et généralement dans toutes les provinces françaises, on retrouve un costume paysan commun. Pour l’homme une chemise, un gilet, une veste, une culotte s’arrêtant au genou, des guêtres et un chapeau. Pour la femme une chemise, un caraco ou gilet, une jupe longue, un tablier et une coiffe importante couvrant entièrement les cheveux. Les couleurs sont souvent «naturelles», du beige/gris au marron.

Après la Révolution et l’abolition des lois somptuaires qui réservaient certaines couleurs et étoffes à l’église et à l’aristocratie, il y a une «évolution» dans les modes vestimentaires. Parallèlement se développent les premiers métiers mécaniques et l’industrie du textile, de nouveaux réseaux routiers : les tissus arrivent plus facilement dans les villes de province, ils sont nouveaux, moins chers, toutes les couleurs sont permises.

En Bretagne, on assiste à une différenciation du vêtement dans chaque pays, dans le Pays Pourlet, c’est l’un des costumes les plus colorés qui est remarqué et dessiné par Lalaisse dans les années 1840-1850.




Contrairement à d’autres terroirs, il y a très peu d’unités dans le costume, chacun l’adapte selon ses goûts (en fonction des couleurs et des tissus vendus par les marchands sur les marchés) tout en gardant une forme générale commune (les tailleurs n’étaient pas si nombreux).

Les femmes portent une grande coiffe de dentelle qui recouvre le béguin attaché par des tresses nouées à gauche, des costumes qui vont du rose crevette au rouge vermillon, avec des tabliers jaune, bleu, violet, ou vert acide.

Les hommes ont de longs gilets de couleur rouge/bordeaux/violet (avec des rangées de boutons et déjà des bandes de velours) sur des vestes courtes claires ou sombres, très larges dans le dos, des bragoù berr et des guêtres.


Trois évènements vont ensuite marquer l’évolution du costume: les trois guerres 1870,1914/18, et 1939/45.


    La guerre de 1870 provoque la rupture avec la débauche de couleurs : les femmes portent le deuil ( de deux ans «grand-deuil» à cinq ans «demi-deuil») et donc le noir, qui tend à se généraliser autant pour les femmes que pour les hommes. Le costume pourlet s’uniformise, le velours noir vient agrémenter les manches, les jupes.

Les femmes portent toutes d’austères costumes parfois égayés par des tabliers de couleurs (jupes longues, manches au poignet, haut du corsage bien fermé). Deux types de coiffes sont portées : le capot, grande coiffe en tissu, pour tous les jours et la «brouette», coiffe de dentelle, version diminuée de celle de 1840 mais qui couvre encore toute la tête, avec deux petites pointes maintenues par des pailles qui partent vers l’arrière.
Après 1870, les hommes portent encore un costume blanc (très proche du costume «Moutons Blancs» de Pontivy) mais progressivement il change pour devenir noir , le «costume aux mille boutons» (144 boutons qui ont perdus leur fonction pour ne devenir que décoratifs).

A partir de la première guerre mondiale, les hommes adoptent le pantalon, certains commencent à abandonner le costume. Le costume femme s’est raccourci (jupe et manches) et s’est échancré au niveau du col. Le velours est de plus en plus présent : il est «frappé», galonné ou perlé pour les plus récents (1935/40). Les tabliers sont en velours , en satin, en soie, brodés, ajourés en broderie Richelieu, perlés. Les coiffes continuent à diminuer tout en gardant leur forme de «brouette». Avec la coiffure qui tend à s’élever sur le devant, on les distinguera à peine (1940) . Le capot disparaît.

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